12.19.2009

It's from the bang.

Cela fait longtemps que je n'ai pas écris. Lâcher un petit mot sur un petit bout d'écran, quelque chose d'éphémère et volatile, une solution qui s'évapore en quelques secondes, sans laisser de trace. Et mes doigts s'agitent un à un sur le vieux clavier coloré par le temps et l'ennui. Cette nuit donc, je ne me regarde pas en face, je me cache derrière mes draps, mes pulls, et les poils de mon chat, je voudrais ronronner, mais mes cils battent trop vite, et mon pouls ralentit. J'ai froid. Je pensais à lui en me réveillant, je m'endormirai avec une vision identique. Et après tout, pourquoi fuir. Regarde toi pauvre imbécile, regarde tes cernes et ton sourire triste. Tu sais que demain sera un nouveau départ, mais tu sais aussi que tu vas louper le coche. Malgré ma course après la montre, après moi-même, je finis par rester sur le bas côté, je reviens lasse chez moi. Je fume une cigarette entourée d'une longue écharpe. Je songe à mes souvenirs futurs. Qui semblent déjà se dessiner à l'horizon. Et malgré tout, ce sourire, toujours, coincé entre les dents. J'ai besoin de renouveau, je propulse le renouveau. Mais je ne me l'offre pas. Je le distribue aux passants ce renouveau, ils en font de la confettis et le jette dans la foule. Les gens hurlent. Ils applaudissent. Je me sens fière. Toujours aussi seule, mais fière. Cette nuit donc, je prends une grande inspiration, les projecteurs se tournent, je m'incline. Mes tympans souffrent et j'exalte de joie. Un verre à la main, une cigarette à l'autre, toujours, et mes cernes vous remercie.

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