5.21.2010

Watcha say

Envie de son corps serré contre le mien. Envie de sa chaleur entrelacée avec la mienne. Envie que nos souffles s'entrechoquent et que nos yeux ne se détachent plus. Envie de son cœur et son amour, envie de sa douceur et sa compréhension. Envie que ce soit régulier, réciproque. Envie que ce soit beau. Et la lune sur un plateau d'argent aussi.

5.09.2010

Les cours de Lycée

Quand le prodige aura eu lieu, à la sueur de mon front, je regarderai au loin, au-dessus de tout, je cracherai sur les cons, je brandirai mon coeur, et là-dessus la foule criera, hurlera, m'achèvera, à genoux, à la sueur de mon front, j'aurai vaincu.

4.17.2010

I go to sleep

Crève crève Aphrodite n'est pas loin, elle t'attend tout près de ton cercueil. Puanteur.
L'amour inconditionnel d'un homme est presque du domaine de l'irréel. L'amour partagé est encore plus dur à atteindre. Combiner les deux et vous aurez une équation impossible. Du moins, presque. Et même si ma pensée pessimiste résonne au-delà des pays, au-delà des contrées, je me sens seule et l'écho ne me revient que plus grave. Si j'étais née fleur, j'aurais été épineuse. Et mon poison aurait fait des ravages. Si proche du but, et déjà si loin. Je regarde les étoiles qui brillent d'un éclat fatigué, et mes mains tremblent en arrivant à ma bouche. Un débris. Faire l'amour et la guerre en même temps est plus facile que je ne le croyais. Ne me reprochez pas ma lassitude, un fil transparent serre ma nuque et mes yeux rétrécissent au fur et à mesure que j'avance. L'eau de rose flotte trop dans ma tête ces derniers temps, je préfère le putride de la vérité. Encore, cette puanteur qui m'accable. Je t'aime, je t'aimais, mais je ne t'aimerai plus car demain est un nouveau jour. Et que je ne compte pas rester à l'état végétatif toute ma vie. Merde. Je veux vivre. Non. Je veux être aimée, et, après, vivre. Le regard des autres m'importunent peu tant que le tien s'attarde sur mon être. Je veux te voir frémir, je veux te voir souffrir. Aime moi, aime moi, et consume le reste.

2.15.2010

The games you play

Si tu veux de mon humeur, appelle le 000 895 45 001.
Si tu veux de mon cul, appelle le 000 802 40 006. Si tu veux de ma langue, appelle le 000 821 56 000. Si tu veux de ma personnalité, appelle le 000 853 16. Si tu veux de mon cœur, appelle le 000 876 01. Si tu veux de mon âme, appelle le 000 840 98. Si tu veux de mon argent, n'appelle pas tu seras déçu. Si tu veux de moi, appelle le 000 827 43 002. Si tu veux de tout ce qui a été cité plus haut, appelle Audrey Dewast, je crois qu'elle répondra.

1.16.2010

Le mouvement devient une velléité , la velléité se grossit en désir, le désir se change en un besoin irrésistible, et le besoin se satisfait.

Au début j'ai pensé "mais voyons, tout est parfaitement normal". Je n'aurai pas du. Je l'avoue car cela ne servirait à rien de l'ignorer, j'ai pris le mauvais chemin, celui qui me paraissait plus facile, moins ombrageux et surtout main dans la main avec le diable, tout sourire, je croyais arriver dans un pays appelé l'Amour. Mais il faut croire que ma vue n'est pas claire. Le cauchemar commence. Enchainée, j'avance. J'hurle mes poumons se décollent presque, encore un peu, on va t'entendre. Ici les cœurs sont sourds, le fleuve tranquille se transforme en un torrent qui mène droit à Ades, et je trébuche lamentablement, les genoux écorchés je regarde droit devant. Puisque j'y suis déjà, puisque comme le disait si bien Poe, le démon de la perversité n'est-il pas le meilleur ami de l'homme, je choisi de le côtoyer jour et nuit. Main dans la main, cette fois, je suis de la partie. J'avance, pions par pions, les éléments autour de moi. L'engrenage est trop grand, et je ne suis qu'un rouage de cette machine infernale. La cupidité, l'ivresse du mal et de la douleur m'ont trainée dans les méandres de mon passé. Car le futur s'est enfuit, il y a bien longtemps et seuls de tristes souvenirs me bercent et m'endorment les nuits moitent de remord et de rancune. Le silence m'enveloppe doucement, et je sombre. L'amour du mal me perdra.

12.19.2009

Comptine d'un autre été

Un jour on a appris à se connaitre.
Un jour il m'a sauvé la vie.

It's from the bang.

Cela fait longtemps que je n'ai pas écris. Lâcher un petit mot sur un petit bout d'écran, quelque chose d'éphémère et volatile, une solution qui s'évapore en quelques secondes, sans laisser de trace. Et mes doigts s'agitent un à un sur le vieux clavier coloré par le temps et l'ennui. Cette nuit donc, je ne me regarde pas en face, je me cache derrière mes draps, mes pulls, et les poils de mon chat, je voudrais ronronner, mais mes cils battent trop vite, et mon pouls ralentit. J'ai froid. Je pensais à lui en me réveillant, je m'endormirai avec une vision identique. Et après tout, pourquoi fuir. Regarde toi pauvre imbécile, regarde tes cernes et ton sourire triste. Tu sais que demain sera un nouveau départ, mais tu sais aussi que tu vas louper le coche. Malgré ma course après la montre, après moi-même, je finis par rester sur le bas côté, je reviens lasse chez moi. Je fume une cigarette entourée d'une longue écharpe. Je songe à mes souvenirs futurs. Qui semblent déjà se dessiner à l'horizon. Et malgré tout, ce sourire, toujours, coincé entre les dents. J'ai besoin de renouveau, je propulse le renouveau. Mais je ne me l'offre pas. Je le distribue aux passants ce renouveau, ils en font de la confettis et le jette dans la foule. Les gens hurlent. Ils applaudissent. Je me sens fière. Toujours aussi seule, mais fière. Cette nuit donc, je prends une grande inspiration, les projecteurs se tournent, je m'incline. Mes tympans souffrent et j'exalte de joie. Un verre à la main, une cigarette à l'autre, toujours, et mes cernes vous remercie.

Gloria