4.17.2010

I go to sleep

Crève crève Aphrodite n'est pas loin, elle t'attend tout près de ton cercueil. Puanteur.
L'amour inconditionnel d'un homme est presque du domaine de l'irréel. L'amour partagé est encore plus dur à atteindre. Combiner les deux et vous aurez une équation impossible. Du moins, presque. Et même si ma pensée pessimiste résonne au-delà des pays, au-delà des contrées, je me sens seule et l'écho ne me revient que plus grave. Si j'étais née fleur, j'aurais été épineuse. Et mon poison aurait fait des ravages. Si proche du but, et déjà si loin. Je regarde les étoiles qui brillent d'un éclat fatigué, et mes mains tremblent en arrivant à ma bouche. Un débris. Faire l'amour et la guerre en même temps est plus facile que je ne le croyais. Ne me reprochez pas ma lassitude, un fil transparent serre ma nuque et mes yeux rétrécissent au fur et à mesure que j'avance. L'eau de rose flotte trop dans ma tête ces derniers temps, je préfère le putride de la vérité. Encore, cette puanteur qui m'accable. Je t'aime, je t'aimais, mais je ne t'aimerai plus car demain est un nouveau jour. Et que je ne compte pas rester à l'état végétatif toute ma vie. Merde. Je veux vivre. Non. Je veux être aimée, et, après, vivre. Le regard des autres m'importunent peu tant que le tien s'attarde sur mon être. Je veux te voir frémir, je veux te voir souffrir. Aime moi, aime moi, et consume le reste.